Histoire

Historique: Les fiefs de Saint Just d’Avray

Avant 1789, il existait dans la paroisse de Saint Just d’Avray cinq fiefs comprenant la presque totalité de son territoire, à savoir La Valsonnière, Longeval, Saint Maurice, Les Salles, Valenciennes.

La Valsonnière

Deux tours flanquaient alors les bâtiments,  elle était possédée en 1749 par Messire François de BEC qui le 27 mars de cette année, l’a vendu à M. Antoine SARGNON, procureur fiscal de la paroisse, et Dame Antoinette PAUL son épouse, au prix de douze mille francs y compris le domaine du Bourg et celui du Petit Moulin. La famille SARGNON resta maîtresse de la Valsonnière jusqu’en 1814, époque où elle fut acquise par la famille PROTON.

Les Salles

Ce fief a été possédé primitivement par M. Des SALLES, puis par M. SEVELINGE, Docteur Médecin à Roanne, une partie a été jointe au fief de Saint Maurice, et c’est sur l’autre partie que Messire Jean Claude ARNAUD du Bécy fit construire vers 1466 ce qu’on appelle encore aujourd’hui le Château du Bécy. C’était l’habitation du seigneur de Saint Just, M. DUPUIS, lieutenant au régiment Lyonnais du Bécy et de Valenciennes, et fut le propriétaire jusqu’à sa mort en 1706. Il n’avait qu’une fille, Anne Geneviève, mariée à Messire Claude de SARRON qui hérita de tous les biens de son beau père. Hugues de SARRON son fils fut guillotiné à Lyon en 1799, et en 1802 sa veuve, Mme PUPIL, vendit à M. Gabriel BEDIN au prix de 33 000 francs le domaine du château du Bécy et la ferme de vers le mont.

Fief de Saint Maurice – en 1451

Il était composé d’une maison forte, de plusieurs domaines et d’une Chapelle appartenant en 1684 à M. Gabriel de CHERMETTE, écuyer de Saint Maurice. En 1749, Monsieur de MONTOUSE en était le possesseur. D’un acte du 29 septembre 1673, il ressort que la Chapelle de Saint Maurice est fort antérieure à cette date, qu’a cette date Gabriel de CHERMETTE, Seigneur de Saint Maurice et Bourgeois de Lyon, prétendit qu’elle avait été fondée par la maison de Saint Maurice qui en avait toujours joui paisiblement. De là, le conflit réglé par l’acte en question comme suit :
1. M. CHERMETTE est autorisé à fonder deux Messes à perpétuité : l’une pour la Saint Gabriel le 18 mars et l’autre pour la visitation le 3 juillet. Les deux messes seront dites par le Curé de Saint Just qui recevra pour cela une rente de vingt sols par an plus le produit des quêtes et oblations faites en la Chapelle ces deux jours et la cire du luminaire offerte.
2. M. CHERMETTE et ses successeurs prennent à leur charge les frais d’entretien et de réparations de la Chapelle à perpétuité à la place de la Fabrique de Saint Just.
3. Outre les deux messes fondées, le curé de Saint Just pourra à son gré faire des offices, célébrer des messes en la Chapelle et les habitants de Saint Just pourront y assister. Cet acte est signé par M. RETOURNET, curé de Saint Just et les principaux de la Paroisse.

Fief de Longeval

Les documents manquent. On sait cependant qu’en 1619, ce fief ressortissait de la Baronnie d’Amplepuis. Il a été possédé par M. de TALANCE, il est aujourd’hui propriété de la famille Terme. En 1619, noble Jacques DESGARDIERS était seigneur de Longeval, maison forte transformée en joli château par les propriétaires actuels.

Fief de Valencienne

Il se composait de divers bâtiments et d’un Castel surmonté d’une tour défensive du côté nord par un fossé qui le séparait de l’église. Le fief avait pigeonnier et droit de patronage. Il remonte assurément à la haute antiquité. L’écusson des Valencienne portait deux oiseaux, ce qui veut dire que le Seigneur de l’époque avait été aux Croisades. Une descendante de cette famille, Mlle Huguette de VALENCIENNE, avait fondé dans la vieille église une chapelle en l’honneur de Ste Catherine. La dévotion à cette sainte a subsisté jusqu’à nos jours.
Plus tard, Valencienne appartint à noble Jean OLIPHAN et Demoiselle Guigonne DURANT, sa femme.
Le 13 juillet 1639, le fief de Valencienne fut par décret fait par la cour du parlement de Paris adjugé à Messire Sébastien Yves de RONCHEVAL, Seigneur de Framenoux pour la somme de cinq mille francs. Après avoir passé en différentes mains, il fut le 21 février 1752 vendu à M. Gabriel BEDIN par M. Jacques HUGUES, Marquis de SARRON. Il fut Convenu dans l’acte de vente qu’à l’avenir les officiers de la justice du dit Seigneur pourraient continuer à tenir les audiences et faire les autres formalités de procédure dans la grande chambre au dessus de la cuisine du Castel. En reconstruisant un mur de cet ancien Castel, on a trouvé en 1852, plusieurs médailles antérieures à 1587. Le plomb du maçon s’y trouve aussi. Madame Guigonne DURAND y vivait en 1619. C’était la tante de noble Jean CHAUSSE, avocat aux Cours de Lyon et de noble Jean Pierre de VALENCIENNE. C’est vers cette époque que cette famille s’est éteinte ; Madame Guigonne DURANT est morte en 1620. En charge de Valencienne étaient M. et Mme de VAURION, REBE, et LAFARGE, un membre des défenseurs de Villefranche contre les Huguenots qui prirent cette ville le 18 mai 1562.